Gratuit · sans compte · fonctionne hors ligne
Aider votre enfant à dire les phrases du quotidien
« J’ai faim. » « Je veux aller aux toilettes. » « J’ai mal au ventre. » Dix minutes, cinq à huit phrases. L’enfant écoute un modèle, répète, s’enregistre — et c’est vous qui écoutez et qui décidez, jamais la reconnaissance vocale.
Écrit par un père pour sa fille — et pensé pour tous les enfants qui parlent peu, ou peu clairement.
Essayer ouvre l’application tout de suite, sans compte et sans rien installer. Le compte est facultatif : il sert à retrouver la progression sur un deuxième appareil — celui de l’autre parent, par exemple. Les enregistrements de la voix ne partent que si vous cochez le partage, et ce n’est pas coché au départ.
Est-ce que c’est pour mon enfant ?
Il n’y a qu’un seul critère : votre enfant doit pouvoir tenter de répéter un mot ou une phrase courte après l’avoir entendue. Le reste — l’âge, le diagnostic, le niveau — ne change rien au fonctionnement.
Ça sert typiquement à…
- un enfant en retard de parole ou de langage, qui ne fait pas de phrases ;
- un enfant dysphasique, ou porteur d’un trouble du spectre autistique verbal ;
- un enfant porteur de trisomie 21 qui parle peu ou peu clairement ;
- un enfant allophone qui apprend le français du quotidien ;
- tout enfant à qui il manque les phrases pour demander ce dont il a besoin.
Ça ne sert pas à…
- un enfant qui ne produit encore aucun son volontaire à l’imitation : le travail se situe en amont, avec un professionnel ;
- remplacer un moyen de communication chez un enfant non verbal — c’est le rôle d’un classeur ou d’un logiciel de communication alternative ;
- apprendre à lire : Mot à mot ne travaille que la parole.
Pourquoi cette application existe
Ma fille suit des séances de logopédie. Entre deux rendez-vous, je voulais deux choses que je n’arrivais pas à obtenir : voir où elle en est vraiment, phrase par phrase, plutôt que de deviner — et pouvoir travailler avec elle sans être assis à côté d’elle à chaque fois.
De là viennent les deux idées de l’application. Le suivi, d’abord : chaque phrase a un état, une date, un historique, et l’on peut réécouter comment elle était dite il y a un mois. C’est ce qu’on emmène chez la logopède, et ce qui permet de travailler dans la continuité de ce qu’elle demande. L’autonomie ensuite : l’enfant fait sa séance seul quand il en a envie, il s’enregistre, et le parent écoute le soir. Le suivi ne dépend plus d’être disponible au bon moment.
Ce n’est pas un outil conçu avec des logopèdes. C’est un besoin de la vie quotidienne, résolu par un parent, et mis à disposition des familles qui ont le même. Les choix de contenu — les phrases, les pictogrammes, les paliers — n’ont pas été relus par une professionnelle : si vous en êtes une et qu’une formulation vous fait tiquer, dites-le-moi.
Comment se passe une séance
Toujours la même chose, dans le même ordre. La prévisibilité n’est pas un confort ici : c’est ce qui permet à l’enfant de dépenser son attention sur la phrase plutôt que sur l’interface.
1. Écouter
Un gros bouton joue le modèle, en français, à débit posé. Vous pouvez le ralentir à 0,75× ou 0,5×, ou faire lire la phrase mot par mot.
2. Regarder
La phrase s’affiche en très grand, avec son pictogramme. Un seul contenu à l’écran, rien d’autre.
3. Dire
L’enfant appuie sur le micro et répète. Son essai est enregistré — pas noté.
4. Coter
Vous réécoutez le modèle, puis sa voix, et vous tranchez d’un doigt : bien dit, à retravailler, ou pas encore.
Le choix qui décide de tout le reste
La reconnaissance vocale ne juge jamais votre enfant
Les moteurs de reconnaissance vocale — celui de votre téléphone comme ceux des applications d’apprentissage — sont entraînés sur de la parole typique. Une parole atypique cumule souvent une articulation imprécise, un débit irrégulier, une voix soufflée, et parfois un déficit auditif qui déforme le modèle que l’enfant s’est construit.
Le résultat n’est pas « un peu moins fiable ». Il est massivement biaisé, et toujours dans le même sens : le faux négatif. L’enfant dit « je veux de l’eau », le moteur entend autre chose, l’application affiche une croix rouge.
Pour un enfant qui a déjà peu d’appétence à parler, la suite est écrite : il se tait. On aura détruit exactement ce qu’on voulait construire, et on l’aura fait avec une fonctionnalité présentée comme un progrès.
Alors ici, le micro enregistre.
Il ne note pas. Après l’essai, deux boutons : réécouter le modèle, réécouter sa voix. Vous entendez la comparaison, et vous tranchez. C’est exactement ce que fait une orthophoniste en séance, et c’est ce qui rend l’outil utilisable sans formation.
L’enfant, lui, ne voit jamais de verdict machine. Il voit un adulte qui l’écoute.
Trois états, pas une note
Un parent doit pouvoir expliquer le système en une phrase. Il n’y a donc ni points, ni pourcentage, ni algorithme de répétition espacée à six niveaux : trois boutons, et une seule règle d’acquisition.
| État | Ce que ça veut dire | Ce que ça change |
|---|---|---|
| 👍 Bien dit | Intelligible pour quelqu’un qui ne connaît pas l’enfant. | Compte une réussite. La phrase sort du tour après 3 réussites sur 3 jours différents. |
| 🔁 À retravailler | Tenté, imparfait. Ce n’est pas un échec, c’est un état. | Reste dans le tour et revient en priorité à la prochaine séance. |
| ⏭ Pas encore | Trop difficile aujourd’hui. | Mise en pause une semaine. Elle n’encombre plus les séances. |
À deux, ou chacun son tour
Le mode duo suppose un adulte disponible au moment précis où l’enfant a envie de travailler. Ce n’est pas toujours le cas. Le mode solo existe pour ça.
Duo — côte à côte
Solo — l’enfant travaille seul
Ce qu’il y a dedans
Un programme court et relu, livré prêt à l’emploi, et une bibliothèque large que vous ouvrez à la demande. Rien de ce qui a été produit n’est jeté : ce qui n’entre pas dans le programme reste consultable, écoutable, et s’ajoute d’un tap.
2 143
phrases en tout
444
dans le programme livré, le reste en bibliothèque
612
pictogrammes ARASAAC
4 443
enregistrements audio, installés sur l’appareil
Dix catégories du quotidien
Trois paliers, comptés en syllabes
Vos propres phrases
La voix de votre enfant ne bouge que si vous le demandez
C’est ce qu’un parent vérifie avant de laisser son enfant parler dans un micro, alors autant le dire ici plutôt qu’au bas d’une politique de confidentialité.
Par défaut, rien ne sort de l’appareil
Vous pouvez choisir de les partager
Ni publicité, ni traceur
Fonctionne hors ligne
S’installe sur l’écran d’accueil
Aucun partage sans votre accord
Ce que Mot à mot n’est pas
Le dire n’affaiblit pas l’outil : c’est ce qui permet à une professionnelle de savoir où le placer, et à un parent de ne pas attendre la mauvaise chose.
Pas un substitut à un suivi orthophonique
Pas un dispositif médical
Pas un outil de communication alternative
Pas un jeu, et pas un programme
Questions fréquentes
Est-ce que Mot à mot est gratuit ?
Oui, entièrement. Il n’y a ni publicité, ni achat intégré, ni version payante, et il n’y en aura pas. Ce n’est pas une contrainte technique : c’est la raison d’être du projet. Un parent a écrit cet outil pour son enfant, et il n’y a aucune raison qu’un autre parent doive payer pour la même chose.
Faut-il créer un compte ?
Non. L’application est complète sans compte : le programme, les séances, le suivi, la bibliothèque. Le compte est facultatif et sert à retrouver la progression sur un deuxième appareil. Les enregistrements de la voix, eux, ne partent que si vous cochez explicitement le partage — ce n’est pas coché au départ.
Pourquoi l’application ne dit-elle pas elle-même si la phrase est bien dite ?
Parce qu’elle se tromperait, et presque toujours dans le même sens. Les moteurs de reconnaissance vocale sont entraînés sur de la parole typique ; sur une parole atypique, ils rejettent des phrases correctes. Un enfant qui dit juste et voit s’afficher une croix se tait. C’est vous qui écoutez, et vous avez raison plus souvent que le logiciel.
Qui a fait cette application ?
Un père, pour sa fille : je voulais mieux suivre son évolution entre deux séances de logopédie, et pouvoir travailler avec elle sans être assis à côté d’elle à chaque fois. Ce n’est pas un outil conçu avec des professionnels, et les phrases n’ont pas été relues par une logopède. Pour une question, une erreur ou une suggestion : mohsin@ingeniousminds.be.
Est-ce que ça remplace l’orthophonie ou la logopédie ?
Non, et ce n’est pas le but. Mot à mot est un outil d’entraînement pour les jours entre deux séances. Il ne pose aucun diagnostic, ne mesure rien cliniquement et ne donne aucun conseil thérapeutique. Le suivi professionnel reste le cadre.
À qui ça s’adresse ?
À tout enfant qui peut tenter de répéter une phrase courte après l’avoir entendue, et à qui il manque les mots pour demander ce dont il a besoin : retard de parole ou de langage, dysphasie, trouble du spectre autistique verbal, trisomie 21, ou simplement un enfant qui apprend le français. Le diagnostic ne change rien au fonctionnement.
À partir de quel âge ?
Il n’y a pas d’âge, il y a un point de départ : l’enfant doit pouvoir tenter de répéter un mot ou une phrase courte après l’avoir entendue. Les phrases sont classées en trois paliers selon le nombre de syllabes, et vous fixez un plafond que vous relevez quand vous voulez.
Est-ce que ça fonctionne sans internet ?
Oui. Les phrases, les pictogrammes et l’audio s’installent sur l’appareil au premier chargement. Une séance dans une salle d’attente sans réseau fonctionne, et l’application s’ajoute à l’écran d’accueil comme une application ordinaire.
Est-ce que je risque de perdre la progression ?
Oui, dans un cas, et autant le dire : tout est stocké par le navigateur, et un navigateur peut faire le ménage. Sur iPhone et iPad, il efface les données d’un site non installé après sept jours sans visite — deux semaines de vacances suffisent. Trois parades, de la plus simple à la plus sûre : installer l’application sur l’écran d’accueil (elle n’est alors plus effacée automatiquement), créer un compte, ou exporter une sauvegarde de temps en temps. L’espace parent affiche l’état réel de votre appareil et vous dit quoi faire.
Où vont les enregistrements de mon enfant ?
Nulle part, sauf si vous le demandez. Par défaut ils sont écrits dans la mémoire du navigateur et ne sont envoyés à aucun serveur, même avec un compte. Si vous voulez écouter depuis un autre appareil, une case à cocher les envoie dans un espace privé accessible à votre seul compte : ils y sont effacés dès que vous les cotez, et au plus tard après le délai que vous choisissez, d’une semaine à un an. Décocher efface immédiatement ce qui s’y trouve.
Essayez ce soir, dix minutes
Le programme est déjà rempli, les phrases ont déjà leur voix et leur pictogramme. Il n’y a rien à préparer, rien à télécharger, rien à payer : vous ouvrez, vous choisissez une catégorie, et vous commencez.
Essayer ouvre l’application tout de suite, sans compte et sans rien installer. Le compte est facultatif : il sert à retrouver la progression sur un deuxième appareil — celui de l’autre parent, par exemple. Les enregistrements de la voix ne partent que si vous cochez le partage, et ce n’est pas coché au départ.
Aucun compte requis Un enfant par appareilOuvrir l’application